Course d’orientation

Compétences attendues à la fin de la séance :

Cycle Terminal : Niveau 1 (1B1 1B2)

Première Séance :  17 / 09 / 2001

A la fin de la séance les élèves, auront reporté, sur la carte vierge, du site :

  Le parcours qui s’appuie essentiellement sur des lignes de niveau 1 sur lequel nous nous serons déplacés en groupe.

    Les points remarquables sur lesquels nous nous serons arrêtés.

   Les points et les lignes d’arrêt remarquables que nous aurons définis comme limite de l’aire de pratique.

 

CONNAISSANCE : Informations

·      Carte / Plan du site : Basée sur un extrait du cadastre, elle est en noir et blanc et présente des éléments de planimétrie simple (chemins, bâtiments, clôtures, quelques éléments de mobilier urbain, etc.), d’hydrographie (rivière, fossé, etc.) limite de végétation, et un  élément particulièrement remarquable de relief (bute témoin de 10m de haut et 20m de diamètre).

On pourra comparer cette carte à une vraie carte de CO avec les couleurs normalisées.

·      Vocabulaire spécifique :

ü     Ligne  cette notion est capitale lors de cette séance.

ü     Point d’attaque

ü     Point et Ligne d’arrêt

·      Matériel spécifique :

Il s’agira dans cette séance de faire une présentation sommaire de ces notions, leur utilisation sera largement étudiée, lors des séances futures.

ü     Poste

ü     Balise

ü     Boussole

·      Légende :

ü     Chemins (2 Tailles trait double, trait simple)

ü     Fossé (trait pointillé)

ü     Arbre isolés (points noirs)

ü     Clôture (trait hachuré)

ü     Pylônes électriques (carrés noirs)

ü     Ponts

ü     Talus (trait hachuré d’un seul côté)

CONNAISSANCE : procédures

Techniques et tactique

Connaissance de soi

Savoir-faire sociaux

·      Construction de  l’espace

Au cours du déplacement toutes les actions vont s’articuler autour du va et vient entre référentiel égocentré et référentiel exocentré. Elles mettent en jeu les connaissances liées au traitement de l’information que nous décrivons ci-contre.

En partant  d’un référentiel égocentré (c.a.d situer les objets par rapport à soi) qui s’appuie sur les points remarquables du terrain (bâtiments, les ponts ou les éléments de mobiliers urbain) déterminer avec précision le point où l’on se trouve sur le terrain.

Passer alors à un référentiel éxocentré (c.a.d se situer par rapport aux objets), en situant ce point sur la carte.

·      Orienter sa carte :

Placer la carte devant soi et la manipuler afin de mettre en parallèle les lignes réelles du terrain (murs des bâtiments, chemins etc.) et leur représentation symbolique sur la carte. Les inscriptions (texte) sur la carte peuvent alors être à l’envers ; mais cette position permet d’obtenir un positionnement spatial (avant / arrière, gauche / droite) des objets par rapport à soi, identique sur le terrain et sur la carte.

·      Se déplacer tout en s’orientant :

ü    Une fois la carte orientée, déterminer un point de départ, un point d’arrivée, et une ligne qui unit ceux-ci.

ü    Pincer la carte entre l’index et le pouce afin que celui-ci serve d’indicateur de direction le long de cette ligne sur le tracé. La carte peut être pliée, roulée de sorte à bien isoler la partie de terrain concernée par le déplacement.

ü    Percevoir que l’on tourne le dos au point de départ (passé), et que l’on fait face tout en s’en rapprochant du point d’arrivée (futur).

ü    Imaginer son cheminement sur la carte en nommant les points de planimétrie de relief, ou de végétation remarquables que l’on rencontre relativement prés à droite et à gauche de la ligne de déplacement et qui figurent sur la carte.

·      Se préparer à une activité de pleine nature :

C’est prévoir une tenue qui permette de travailler avec aisance dans un milieu naturel.

Cela signifie qu’il faut anticiper l’évolution météorologique de la journée de la séance en écoutant les prévisions météorologiques, ou en apportant différents types de vêtements qui permettent de s’équiper s’il pleut, s’il fait froid, ou s’il fait très chaud.

C’est aussi accepter de se salir, voire éventuellement de s’accrocher dans des ronces. Utiliser des vêtements qui supportent ces contraintes.

·      Traitement de l’information :

En favorisant un traitement de l’information sur le mode réactif (cf : PAILLARD), mis en valeur par les relations, les sollicitations, TERRAIN vers CARTE (je surligne sur la carte, là ou je passe sur le terrain, j’encercle sur la carte là ou je m’arrête), nous permettons :

ü     La différenciation : 

Déf : sélectionner la pertinence d’un objet pour décider de son appartenance ou non à une classe d’objets, des éléments propres à notre site et concernant.

Ø La planimétrie (chemin, fossé, bâtiments, clôtures).

Ø L’hydrographie (rivière, ruisseau, fossé inondable).

Ø La végétation (arbres isolés ou regroupés, parties herbeuses).

Ø Le relief (bute témoin)

ü     Le codage : 

Déf : établir une correspondance entre un objet et une information à propos de cet objet. C’est la relation qui unit un objet et son symbole dans la légende de la carte

Celui-ci permet l’appropriation de la légende propre à notre carte, qui se différencie d’une part à cause de l’échelle, d’autre part à cause de la couleur (NB) de celle d’une carte de CO tout en empruntant à celle-ci certains aspects caractéristiques (par exemple pour le relief ou pour la densité de végétation).

Au cours de cette séance nous porterons particulièrement notre attention sur le codage de tous les éléments qui permettent de définir la notion de Ligne, d’une part parce qu’il s’agit d’une notion fondamentale pour qui veut s’orienter et d’autre part pour l’importance visuelle qu’elles revêtent sur notre carte (le noir et blanc mettant particulièrement en valeur ces lignes droites ou courbes).

ü     LA HIERARCHISATION :

Déf : classer par ordre d’importance les différentes fonctions (relations entre deux éléments appartenant à des ensembles de nature différente) entre elles.

Le passage près du fossé ou des parties de végétation basse sera le prétexte pour évoquer cette notion de hiérarchisation. Même si ces deux objets conservent la même représentation symbolique, leur influence sur le choix d’un itinéraire ne sera pas la même dans le temps. Un fossé plein ou un fossé vide n’imposent pas les mêmes contraintes de franchissement. Une végétation basse en hiver peut être moins gênante en terme de pénétrabilité qu’au printemps.

·     Consignes de sécurité :

Aucune tâche proposée lors de cette séance ou des suivantes ne nécessite (ne nécessitera) une prise de risque qui mette en danger l’intégrité physique des élèves notamment 

ü   Franchir le lit des bras de rivière.

ü   Explorer le dessous des grandes passerelles .

ü   Escalader des murs, des clôtures, des arbres.

ü   Traverser des routes extérieures aux limites du parc ouvertes à la circulation.

« s’il vous semble nécessaire de réaliser une telle action, abandonnez l’idée vous faites fausse route ».

« Quelle que soit la tâche proposée fusse-t-elle l’évaluation certificative,

TOUJOURS PRIVILEGIER la sécurité des coureurs.

Aucune sanction notamment en matière de notation ne serait être appliquée à quelqu’un qui aurait arrêté l’activité pour aider un de ses camarades en difficulté (perdu ou blessé). »

Malgré les précautions prises certains incidents peuvent survenir. Dans ce cas il conviendra de tenir les deux rôles suivants : 

1.    Prévenir : faire en sorte que la cause du problème n’engendre pas d’autre incidents.

Exemples :

Chute due à un obstacle (trou, branche) difficile à prévoir.

Ø     Enlever l’obstacle, le signaler de façon univoque.

Balise déplacée, ou subtilisée qui induit en erreur, ou qui met en danger celui qui cherche à l’atteindre.

Ø     Rester prés de la balise, attendre un camarade, neutraliser la course faire prévenir le professeur qui confirmera l’erreur, et récupèrera la balise en cas de danger.

Dans tous les cas ne prendre aucun risque. Toute initiative en matière de sécurité même si elle se révèle fausse ou inutile sera valorisée à condition qu’elle ne vise pas un but délibéré de sabotage de la séance.

2.    Alerter : lorsque le dispositif de prévention, matériel ou humain (définition ci-dessus) est en place, Alerter un des professeur, qui se trouve à l’arrivée, inviter les camarades non impliqués à rejoindre l’arrivée.

·     Respect du milieu :

Ø     Milieu naturel végétation (surtout dans la pose, le poinçonnage, et le ramassage des balises.

Ø     Milieu artificiel : constructions, clôtures, massifs de fleurs

Ø     Personnes : promeneurs et animaux domestiques, écoles (jeunes enfants, instituteurs qui peuvent avoir des activités qui se croisent avec les nôtres etc.).

 

Situation 1 : Dans le gymnase définir l’activité autour des deux mots

Ø       Course : activité ou l’on va faire un effort, une course contre le temps, souvent individuelle.

Ø      Orientation : le parcours de la course est choisi, décidé, par le coureur, en fonction des impératifs dictés par la recherche de balises (points de passage obligés). Le coureur dispose d’outil pour s’orienter et déterminer son chemin, carte et boussole.

Culturellement celui qui gagne une course est celui qui en ayant respecté tous les points de passage, rejoint l’arrivée dans le temps le plus court. Ou dans le cas d’une course au point totalise le plus grand nombre de points (chaque balise ayant une valeur en point plus ou moins grande selon sa difficulté de recherche) dans un temps donné.

 

Situation 2 : Dans le gymnase définir les termes que l’on va utiliser dans cette activité.

Dans un premier temps nous demanderons aux élèves de décrire un trajet connu par tous, comme s’il devaient l’indiquer à une personne qui ne connaît pas la ville.

L’itinéraire choisi est celui qui conduit du lycée à la gare.

Sur un tableau nous porterons sur deux colonnes, d’un coté la description du trajet de l’autre les termes d’orientation qui se rapportent à cette description.

Routes, rues qui conduisent à destination.

Repères visuels (feu, carrefours, ponts, bâtiments) que l’on croise lors du déplacement.

Rues que l’on ne doit pas emprunter, ou qui présentent un danger dans le cheminement. Place que l’on ne doit pas atteindre.

Des notions de distance, ou de temps peuvent être évoquées. Elles seront notées mais pas exploitées dans cette séance.

Lignes « tout ce sur quoi ou à coté de quoi on peut se déplacer » chemins, fossés, alignement de végétaux etc. 

Point d’attaque  « passage obligé pour se rendre vers le point que l’on veut atteindre » croisement de lignes, arbre, mobilier urbain, etc.

Point ou ligne d’arrêt point ou ligne que l’on ne peut franchir pour cause de sécurité, de respect de la propriété privée, ou de protection de l’environnement.

Renvoie à la notion d’échelle de la carte ou de vitesse de déplacement.

Situation 3 : (Cf : carte séance 1)Dans le parc en groupe classe réaliser les opérations suivantes 

     Orienter la carte : prés du gymnase utiliser ce bâtiment, la proximité du stade et des différents chemins pour orienter la carte comme décrit ci-dessus.

   Prendre en compte le point vers lequel on va se rendre, la ligne (chemin) que l’on va suivre, dessiner sur sa carte un triangle qui pointe dans cette direction.

   Surligner sur la carte le parcours que l’on réalise sur le terrain, nommer les points remarquables que l’on laisse à droite et à gauche de cette ligne.

    A chacun des points ou le groupe s’arrête, le mentionner sur la carte par un cercle (symbole du poste sur lequel se trouve la balise). Renouveler les trois opérations précédentes (sauf dessin du triangle) avant de se diriger vers le point suivant.

    Notre parcours nous conduira

   Aux limites de notre aire de pratique (limites clôtures à ne pas franchir ; respect de l’environnement artificiel).

  Prés des clôtures des écoles (respect de la tranquillité des élèves qui travaillent) ou des clôtures intérieures que l’on doit contourner.

   Prés de la rivière (respect d’une zone de sécurité) dans l’avenir des séances aucune balise ne sera placée dans une position qui nécessite de prendre des risques de chute dans l’eau.

  Prés des fossés qui ne se remplissent d’eau que lors des inondations, ils sont notés en pointillé sur la carte pour les différencier des chemins (double traits par rapport à l’échelle ce qui n’est pas le cas sur une véritable carte de CO).

  Prés des limites de végétation symbolisées par un trait simple entre les parties boisées (symbolisées par un pointillé plus ou moins dense selon la pénétrabilité et l’aisance de course qu’elles procurent)et les parties gazonnées herbeuses laissées en blanc sur la carte.

   Prés de la bute témoin qui permet de découvrir la symbolisation des trous et butes (cercles concentriques avec petites flèches triangulaires orientées dans le sens de la pente descendante).

   Notre parcours s’achèvera prés du gymnase nous utiliserons le symbole de l’arrivée (des deux cercles l’un dans l’autre) pour clôturer le dessin sur la carte.

 

Bilan : à la lecture des cartes rendues par les élèves les compétences visées ont été atteintes. Les élèves parviennent à orienter correctement leur carte, la notion de ligne semble intégrée. Le souci du détail dans le tracé, ainsi que l’utilisation des symboles conventionnels pour départ et arrivée, n’ont cependant pas été respecté par la majorité des élèves (7 sur 45).

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